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5.3 Portrait statistique d’organisations d’un secteur jugé innovant

1 Commenter le paragraphe 1 0 Une troisième démarche consiste à dresser un portrait statistique d’un ensemble d’organisations jugées innovantes afin de dégager les conditions favorables ou défavorables à la mise en œuvre d’innovations sociales. Le portrait produit peut également servir à démontrer les relations entre les activités d’innovations et leurs effets (résultats, impacts). Cette démarche produit des données statistiques pouvant faire l’objet d’analyses comparatives sectorielles et territoriales à différentes échelles, notamment locale, régionale, nationale ou internationale.

2 Commenter le paragraphe 2 0 Les analyses peuvent se résumer à produire un portrait statistique descriptif, mais également à réaliser des tests statistiques (ex. statistique inférentielle) afin de démontrer des corrélations entre différentes variables. Elle s’intègre généralement à des démarches visant à comparer des contextes territoriaux ou sectoriels afin d’influencer les politiques publiques et le cadre institutionnel – notamment légal et réglementaire – ainsi que le financement des innovations sociales par les acteurs publics, privés ou sociaux.

3 Commenter le paragraphe 3 0 Les analyses comparatives permettent de comparer de manière systématique différents cas sur une base objective (ou subjective). Différentes dimensions de l’innovation sociale sont prises en compte, soit les conditions favorables ou défavorables à l’innovation, les activités et les acteurs du processus d’innovation– et à un moindre degré de complexité, les dynamiques de ce processus -, les types, l’intensité, l’incidence et le niveau des innovations sociales répertoriées ainsi que les effets directs (résultats) et indirects (impacts) des innovations.

4 Commenter le paragraphe 4 0 Les sources de données

5 Commenter le paragraphe 5 0 Cette démarche recueille des données au sein de sources documentaires primaires (données statistiques pouvant être liées aux secteurs, aux résultats et aux impacts ou encore aux conditions externes) et grâce à la réalisation de sondages auprès d’un échantillon, idéalement probabiliste, d’organisations d’un secteur ou d’un territoire à partir d’un questionnaire standardisé privilégiant les données quantitatives ou quantifiables. La compilation des informations produit des données statistiques sur le secteur ou le territoire. Celles-ci sont présentées dans un portrait statistique accompagné d’un rapport explicatif des données. Des analyses statistiques descriptives ou inférentielles peuvent être faites selon la nature des données et les besoins.

6 Commenter le paragraphe 6 0 Les types d’indicateurs

7 Commenter le paragraphe 7 0 Les indicateurs de ce type de démarche sont exclusivement quantitatifs (échelle de rapport ou d’intervalles) ou quantifiables (ex. échelle nominale ou ordinale). Il peut s’agir de données financières sur les organisations, de données sociodémographiques sur les intervenants et les usagers, de données sur les activités des organisations et de données permettant de mesurer les effets directs (résultats) et indirects (impacts) de celles-ci. Des données qualitatives peuvent être recueillies sur les perceptions des répondants (degré d’importance, de priorité, d’accord, types d’innovations, etc.). Ces données qualitatives – nominales ou ordinales – peuvent être quantifiées et comparées entre elles (statistique descriptive) (ex. nombre ou pourcentage d’organisations pour chaque type d’une typologie ou chaque évaluation sur une échelle ordinale), mais ne permettent pas des analyses statistiques inférentielles, en raison de la nature des données.

8 Commenter le paragraphe 8 0 Les avantages

9 Commenter le paragraphe 9 0 Cette démarche comporte plusieurs avantages. D’une part, les données quantitatives ou quantifiées permettent une comparaison sur une base normalisée entre un grand nombre d’organisations et d’innovations. La démarche comparative permet de démontrer des corrélations – potentiellement des relations causales – entre des conditions favorables ou défavorables, des activités innovantes, des innovations et/ou leurs effets (résultats et/ou impacts). À un niveau stratégique, les connaissances produites permettent une démonstration de « l’utilité sociale » d’un secteur d’activités ou d’un ensemble d’organisations jugé innovant auprès d’acteurs (ex. bailleurs de fonds, autorités publiques, etc.). Ceci est attribuable au fait que les analyses sont produites sur la base d’un échantillonnage probabiliste, pour lequel la représentativité et la généralisation des résultats sont plus grandes.

10 Commenter le paragraphe 10 0 Les limites

11 Commenter le paragraphe 11 0 La standardisation des questions et la normalisation des réponses ne permettent toutefois pas de nuancer les données recueillies. De plus, le coût et la complexité technique de réalisation de telles études sont plus élevés, bien qu’ils soient relativement faibles pour le nombre d’organisations qui participent à l’étude, ce qui permet un effet de démonstration plus important permettant d’appuyer un argumentaire à une échelle sociétale.

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